Mon Voyage A Tokyo

ou les aventures d'une jeune française au pays du sushi en folie...

06 novembre 2005

15 JUILLET

Pfff... dur le réveil...

Hier je n'ai absolument rien écouté de ce que m'a dit Chika. J'étais crevée et je crois que mon cerveau ne s'était pas mis en mode traduction...

Dans mes brefs souvenirs, il me semble avoir rendez-vous à la station suivante d'AOTO mais avec qui... ce sera la surprise. A 9H30 je suis donc à la station (....) et je ne sais toujours pas qui j'attends.

C'est finalement la mère du petit Akira qui arrive. Elle me dit que Megumi nous accompagne et que nous l'attendons pour partir emprunter des vélos à une femme de l'Hippo. Nous nous rendons toutes les trois au yojien. Le yojien est l'équivalent de la maternelle en France. On y passe une heure à chanter et danser avec les enfants.
cig0009

Je rencontre l'ancienne directrice qui m'emmène au centre équestre en face de son établissement.
C'est une vieille femme qui doit avoir entre 60 et 70 ans, qui est à la retraite, mais continue de venir au jardin d'enfants. Elle nous explique que quand elle a du arrêter de travailler elle a récupéré des petits poneys et fait des travaux pour les installer juste en face de l'école, afin que les enfants puissent en profiter.

Elle est incroyable: elle a beau être âgée, elle a une pèche d'enfer ! Elle danse avec les enfants en passant et fait des grands sourires à tout le monde.
cig0005

Quand nous avons fini la visite, nous reprenons les vélos et allons déjeuner chez la dame qui nous les a prêtés. On mange du Kare (ça doit faire trois jours que je ne mange que ça mais je ne m'en lasse pas).

Après ce déjeuner, nous partons dans une shogakko qui est l'équivalent d'une école primaire. Je filme l'intérieur des classes et les enfants qui étaient jusque là très calmes, sont maintenant dans tout leurs états. Ils me font pleins de grands signes et font les fous devant l'objectif. Les profs ne disent rien et me sourient car c'est la pause déjeuner. D'ailleurs il n'y a pas de cantine et les élèves déjeunent dans les classes à leurs bureaux.
cim0014

J'entre dans une classe accompagnée de Megumi et de la femme qui nous a emmenées. Celle-ci explique que je suis venue au Japon pour faire un rapport sur la mode à Tokyo. Elle leur dit que je sais lire les hiraganas, katakanas, quelques kanjis, que je parle français, anglais, espagnol italien et japonais (elle exagère un peu quand même par ce que je ne parle pas: j'étudie). Ils se mettent tous à crier des "sugoi!" et à m'applaudir.

Ensuite nous rencontrons le directeur de l'école qui nous fait visiter le reste des locaux. Il me présente à une petite bilingue français-japonais. Il nous emmène tous dans la salle de repos pour que nous puissions parler tranquillement. Il nous parle, parle, parle... il ne s'arrête pas! En plus comme il parle beaucoup trop vite et que c'est un homme je ne comprends rien du tout à son discours. Autant les filles j'arrive très bien à les comprendre, mais les hommes j'ai toujours du mal (surtout s'ils parlent à toute vitesse).
cim0017

Je fais des grands sourires et des hochements de tête et ça à l'air de passer. Megumi et l'autre dame n'osent pas l'interrompre mais ce serait bien qu'il arrête de parler deux secondes pour que l'on puisse lui expliquer que maintenant on est très en retard. On a rendez-vous avec Eri à la station AOTO dans quelques minutes...

Il finit par stopper son flot de paroles et elles en profitent pour lui dire (en s'excusant 15 fois) que nous devons partir. Maintenant c'est lui qui s'excuse 20 fois, et pour se faire pardonner, il m'offre un des livres de classes sur l'histoire du Japon que les élèves utilisent cette année.

Je le remercie infiniment en me courbant bien bas (je commence à être très douée...) pour le livre, ainsi que pour le temps qu'il nous a accordé.cim0025

On ramène les vélos et on se dirige vers la gare. On y retrouve Eri et toutes les 3 nous nous rendons à UENO. Nous retrouvons là-bas une de leurs amies, Kaori, qui a étudié le français pendant un an grâce aux échanges de l'Hippo.
Nous faisons un tour du quartier en vitesse puis nous allons nous poser au "Mister donuts" pour prendre un verre car il fait horriblement chaud aujourd'hui et c'est difficilement supportable.

cim0026


En sortant les filles m'emmènent dans une immense salle de jeux. c'est du pur délire: les néons multicolores qui clignotent, le bruit des "boum-boum" incessants du jeux des bongos japonais ajoutés à la transe et l'électro... c'est vraiment une ambiance, je pense, qu'on ne trouve qu'ici.

Nous allons faire un tour dans les salles de purikura et là... encore mieux que ceux du 109 à SHIBUYA: dans ceux là il y a des ventilateurs qui se déclenchent au moment de prendre la photo pour faire comme si c'était un shooting de photo de mannequins avec les cheveux dans le vent, puis la plate-forme sur laquelle on se tient se soulève afin de créer des effets de contre plongée.

C'est vraiment extra. On peut même choisir la musique que l'on veut diffuser pendant la prise de vue.

cimg0051

Une fois qu'on a fini de faire les mannequins dans les purikura, nous commençons à nous diriger vers l'Hippo car ce soir, comme chaque vendredi, c'est réunion du club.

Nous retrouvons en cours de route un garçon qui s'appelle Yohei. Nous allons avec lui dans une autre salle de purikura proche de l'école de l'Hippo pour refaire des photos de nous quatre. Je filme un peu l'ambiance de dingue qui règne dans cette salle de jeux pendant qu'ils s'amusent a décorer les purikura, puis nous finissons par aller pour de bon à l'Hippo.
Comme chaque semaine, nous parlons plusieurs langues, nous jouons à des jeux, on chante, danse, on s'amuse. Je rencontre la mère de Yohei qui m'offre un petit cadeau. Elle m'explique que Yohei va bientôt venir en France grâce aux échanges de l'Hippo.

Quand nous sortons de l'école il est déjà 10 heures donc nous partons dîner ensemble. On fait une petite table de jeunes avec Megumi, Eri, Yohei et moi et on rigole bien.

Cela me fait plaisir de ne pas manger japonais pour une fois. J'adore la cuisine japonaise mais là je suis sérieusement en manque de pâtes. Je choisis une assiette de pâtes à la carbonara.
A peine je fini mon assiette que je sens la fatigue monter . Je suis vraiment exténuée et ça doit se voir sur ma tête. Depuis que j'ai arrêté de boire du thé j'ai un peu de mal à tenir le coup, mais le thé je n'en pouvais vraiment plus.

Megumi et Eri me raccompagnent chez moi pour dire bonjour (plutôt bonsoir) à Chika et s'excuser de me ramener aussi tard. Il n'est qu'à peine minuit, car nous avons attrapé le dernier métro, mais je dors debout.

Je monte me coucher et tombe presque instantanément dans les bras de Morphée.

Posté par Melowww à 21:15 - 15 Juillet - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


« Accueil  1