Mon Voyage A Tokyo

ou les aventures d'une jeune française au pays du sushi en folie...

23 décembre 2005

20 JUILLET

Réveillée pas franchement de mon plein gré par le bruit incessant des hurlement des bébés. Ça a l'air d'être joyeux en bas...
Entre les bébés qui pleurent, l'autre gamin qui hurle, et Chiku qui chante (ou plutôt qui crie je ne sais quoi)... Tout ça ne me donne pas très envie de descendre.

Au moment où j'allais me risquer à jeter un oeil dehors, Chiku vient me réveiller. Je descends prendre mon petit déjeuner et Chika me demande ce que j'ai l'intention de faire aujourd'hui. Je lui réponds que je pense aller faire un tour à IKEBUKURO puis peut être aller à SHINJUKU si j'ai le temps (et le courage...). Elle me dit qu'il faut que je sois à 18H30 au plus tard à TATEISHI car nous allons manger des sushis avec les Saido.

Je quitte la maison vers 11 heures et arrive avant midi à la IKEBUKURO station. Je sors par la première sortie que je trouve et à vrai dire, ce n'est pas franchement la bonne: pas grand chose à par un magasin "OIOI" (marui-marui) que j'arrive à distinguer au loin, et au dessus de la station un magasin Tobu dont la façade est franchement très laide.
Je fais quand même un tour vite fait pour voir si il n'y a pas quelques petites ruelles sympa mais non, vraiment pas grand chose.

Alors je retourne dans le métro et sors a l'opposé, où il y a des magasins plus intéressants: Un magasin Parco, puis le fameux Seibu departement store. Je finis par déboucher je ne sais pas trop comment dans une rue pleine de monde bordée de magasins et de salle de jeux. J'avance jusqu'en haut et découvre l'immeuble Sunshine.

Je sais que cet immeuble est l'un des plus hauts de Tokyo, mais à part ça je n'en connais pas grand chose.
J'y entre mais ne comprends pas très bien le fonctionnement des plans et des indications. A errer entre les magasins, je me retrouve donc vite dehors à coté d'un petit parc avec des bancs, des arbres, et au bout des pierres où coule de l'eau et où se baignent des oiseaux. J'en profite pour y faire une courte pause, puis repars à l'attaque du Sunshine.
J'entre et repère un plan histoire de comprendre un peu comment c'est construit. Je ne comprends pas mieux. Cette fois je suis au milieux de ce qui ressemble à une réception d'hôtel. En face de moi il y a une série d'ascenseurs. Je ne sais absolument pas ce qu'il y a dans les étages mais bon, autant aller vérifier par soi même...
Je choisi l'ascenseur qui mène le plus haut: le 60ème étage. Mais en pénétrant à l'intérieur, il n'y a pas de boutons 60. Le dernier étage est le 59. Bizarre...

Je me retrouve dans un couloir où il doit y avoir sûrement des appartement où des bureaux je ne sais pas. Il n'y a que de toutes petites fenêtres et je ne peux pas admirer la vue. J'essaie donc de monter au 60 ème étage en appuyant sur le bouton "UP" de l'ascenseur. Celui-ci au lieux de me faire monter, me redescends au 52ème étage.
Lorsque je réussis à remonter au 59ème étage, cette fois je ne suis plus au milieux des appartements, mais d'un restaurant. Je ne comprends vraiment rien à leur système d' "elevator". Je finis par demander au serveur du restaurant comment on fait pour se rendre au dernier étage. Il m'indique le bon ascenseur pour l'observatoire. L'observatoire carrément?

Je monte cette fois dans le bon ascenseur accompagné de 2 ou 3 personnes puis, quand les portes se ferment, nous sommes plongés dans une lumière bleutée qui fait apparaître des centaines de petites étoiles. Bon je crois que celui-là c'est le bon !

Je paie l'entrée, et la vue est sensationnelle. Je domine tout Tokyo, c'est impressionnant. La luminosité n'est pas très bonne et j'espère que cela ne se ressentira pas sur les photos.
Je fais le tour de l'énorme carré de baies vitrées, puis je m'arrête devant la grande fenêtre avec les escaliers pour être le plus près de la vitre. Je m'approche, je m'approche, je m'approche et là: gros vertige. Je suis à 2 centimètres de la ville, impossible de reculer. je suis pétrifiée: j'ai à mes pieds tout Tokyo. J'ai l'impression que je vais tomber et m'écraser au milieux de toutes ces petites voitures que j'aperçois en bas. Je réussis à reculer lentement, très lentement. Ouf ! sueurs froides et grosse angoisse. Je refais une dernière fois le tour à 5 mètres de distance.

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Quand je redescends, je repasse par la rue sympa avec tous les magasins, et j'en profite pour prendre en photo 2 ganguros.
En continuant mon chemin, un black parlant japonais m'arrête avec un "hello!". J'en ai vraiment marre qu'on me prenne pour une américaine. Je lui dis que je suis française (D'ABORD !), et que je comprends un peu le japonais. Il me dit qu'il vends des fringues et des accessoires de hip-hop (oui, vu son accoutrement il peut difficilement faire autre chose...) et qu'il a un magasin dans le coin, et propose de m'y emmener. Sachant que je n'ai toujours pas croisé de B-gurl (filles représentantes du mouvement hip-hop au Japon), ni de magasins correspondants, je me dit que ce serai pas mal d'avoir au moins une photo de style hip-hop pour mon projet.

Je pars donc avec ce garçon que je ne connais pas, je ne sais pas où et sur le chemin je me rappelle tous les bons conseils de mes parents et aussi de ma meilleure amie qui trouve que je fais un peu trop vite "ami-ami" avec les inconnus: ne parle pas aux gens que tu ne connais pas, si on te propose de t'emmener quelque part tu refuses, si on t'offre des bonbons n'accepte surtout pas... et moi qu'est-ce que je suis en train de faire? totalement le contraire...

Je crois que s'il m'avait proposée des bonbons j'aurais croquer dedans sans hésiter.
Je le suis dans un immeuble pas vraiment très propre à deux ou trois rues de celle où il m'a croisée. Il ouvre avec ses clefs la porte d'un appartement. Mais dans quel sale plan je me suis fourré moi... Bon heureusement à l'intérieur c'est bien un magasin sinon j'aurais commencé a flipper.

Soulagée, je fais (un peu) semblant de m'intéresser à son magasin (sachant pertinemment que je ne vais rien acheter), puis je lui demande si je peux prendre une photo de lui et de son magasin. Il est super content.
Je lui dit pour m'en sortir, que là je suis un peu pressée, car j'ai un rendez-vous, mais que c'est sympa de m'avoir monté sa boutique. Il me donne le flyer du la magasin, avec son numéro de portable si jamais je veux revenir, ou tout simplement manger ou boire un verre avec lui (du japonais mélangé avec l'accent africain, je peux vous dire que c'est quelque chose !)

Je reprends la meji-dori (je viens de me rendre compte qu'en fait cette avenue est super longue: elle passe par IKEBUKURO, SHINJUKU, HARAJUKU, SHIBUYA et même peut être plus...). Et je vais jusqu'à SHINJUKU.
Je mets trois quart d'heure avant d'atteindre le premier quartier de SHINJUKU. J'avais imaginé pire: cela paraissait tellement loin du haut de l'immeuble ! C'est plutôt agréable: même s'il fait chaud, je trouve qu'il fait quand même moins chaud que d'habitude (c'est peut être moi qui m'habitue à la chaleur...). Il fait un temps sublime et j'ai écouté "sunshine paradize" pendant tout le long du chemin donc c'est passé très vite.

J'arrive au milieux de tous les immeubles qui touchent le magnifique ciel bleu. Je me balade un peu dans le coin et découvre l'immeuble qui ressemble à l'empire state building que l'on voyait au loin, du haut de la tour Sunshine. C'est là où je me rends compte que j'ai pas mal marché en fait !

Je continue de sillonner les rues bordées de très hauts buildings et finis par trouver après maintes et maintes recherches, la mairie de Tokyo. Réalisée par Kenzo Tange, c'est un chef d'oeuvre de l'architecture. Un énorme monstre de vitre et d'acier à l'allure d'une énorme cathédrale futuriste. Inspirée de Notre dame à Paris, celle-ci n'est pas en pierre de taille mais en béton armé et d'une hauteur dépassant plus que largement le modèle d'origine.

J'ai la tête totalement renversée en arrière tellement c'est haut. Je me sens toute minuscule face face à ce gigantesque bâtiment, et à ce moment là, je suis reprise de vertige ( étonnant non? alors que je suis au sol...). C'est la première fois que cela me fais ça: à force de lever la tête vers le ciel pour admirer les sommets de ces tours qui n'en finissent pas, j'ai l'impression que je vais tomber à la renverse. C'est très étrange comme sensation. Comme un vertige inversé.

Je continue de faire mon petit repérage du quartier, mais niveau mode il n'y a pas grand chose: Lumine, My City, ... pas franchement délire tout ça.
Je me rends devant l'immeuble des studios Alta: la façade est entièrement recouverte d'un écran géant qui passe des pubs. Comme la SHINJUKU station est juste derrière, je reprends la yamanote ligne vers TATEISHI, comme me l'avais indiqué Chika.
Une fois là bas, j'utilise le téléphone public et appelle Chika pour quelle vienne me chercher. Nous allons chez kat-chan manger des sushis comme prévu. Se joignent à nous un couple de français japonais puis la japonaise-italienne avec qui nous étions allés au matsuri (hozukichi) à ASAKUSA.

Les sushis sont délicieux. C'est kat-chan et keiji qui sont allés ce matin à 5 heures les chercher au marché aux poissons. Ils n'ont vraiment pas le même goût que ceux de Paris. Je trie quand même un peu car les sushis avec la queue de je ne sais pas trop quoi dessus... beurk ! Enfin bon, hier j'ai quand même mangé de l'anguille (grand pas dans ma vie !). Chika veut absolument me faire goûter les "uni". Je n'ai aucune idée de ce que cela peut être, d'autant plus que la texture et la couleur orangé ne me dit vraiment rien (mais bon, difficile de refuser).

Alors je goûte après mûre réflexion un micro bout de cette chose étrange, et le verdict est que c'est franchement dégueulasse. C'est tout mou et ça fond dans la bouche mais avec un goût super fort de je ne sais trop quoi nauséabond et très désagréable. J'apprends par la suite en regardant dans mon petit dictionnaire que ce qu'ils appellent "uni" sont des oursins. Si on m'avait dit auparavant ce que c'était je crois que je n'en aurai pas mangé (au moins comme ça je sais quel goût ça a).

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Le dîner se finit tranquillement et Chiku et Chika rentre ensemble en vélo pendant que Keiji et moi nous allons prendre le métro. Il est plus de 11 heures mais le métro est plein à craquer. Tous les gens sont endormis: debout ou assis, ils dorment tous !
On arrive à la maison qui est très silencieuse. Bonne nouvelle: les bébés sont endormis. Je vais pourvoir passer une nuit tranquille.

Je monte donc me coucher car j'ai les jambes qui me font mal d'avoir tant marcher (ce qui m'empêche de trouver le sommeil rapidement comme chaque soir...)


Posté par Melowww à 18:15 - 20 Juillet - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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