15 janvier 2006
31 JUILLET
Chika vient me réveiller comme prévue à 6H00. Je me prépare en quatrième vitesse et boucle mes valises. Megumi arrive à 6 heure et demi et le temps de charger la voiture de mes nombreux bagages, nous partons à 7 heures moins le quart.
J'ai trop le cafard. J'essaie de m'imprégner des derniers instants de ce voyage mais la fatigue m'en empêche. Je somnole dans la voiture jusqu'à ce que l'on arrive à l'aéroport.
Le moment fatidique arrive: l'enregistrement des bagages. L'hôtesse pèse mes valises et ne me fait aucune remarque. Elle me demande si mon dernier arrêt est Paris et ne me dit rien d'autre avant de me souhaiter bon voyage. Je suis contente que tout ce soit passer comme prévue (contrairement à Paris...). Chika me dit que lorsqu'elle prends l'avion elle n'a jamais de contrainte de bagages et que généralement les japonais n'y prêtent pas trop attention.
Je suis également contente que personne n'ai remarqué mes petits feux d'artifices cachés au fond de ma valise. C'est formellement interdit et le pire c'est que je le sais mais j'avais tellement envie d'en ramener. Chika m'a dit que ces feux là était tout à fait inoffensifs et que ce n'était donc pas dangereux et puis qu'ils sont tellement petits que personne ne les remarquerai.
Le moment est venue pour moi d'embarquer et de dire au revoir à tout le monde. Tout le monde me serre dans ses bras. Chika me dit que je peux revenir quand je le veux, elle qu'elle espère que nous nous reverrons bientôt. Je dit merci à tout le monde et par un peu précipitamment car je vais me mettre à pleurer.
Une fois que j'ai passé la porte d'embarquement, je me retourne et je les vois me chercher des yeux et me faire de grands signes. Je leur fais de grands signes à mon tour les yeux noyés de larmes.
J'avance comme une zombie vers les portes d'embarquement et monte dans l'avion. Au moins une bonne nouvelle: il est presque vide (a cette heure là aussi c'est normal...).
Je vais récupérer toutes les couvertures de tout les sièges inoccupés qui se trouvent à proximité du mien pour me faire une sorte de lit afin de dormir le plus possible (contrairement au trajet de l'aller...).
Mon oreiller m'attend à Paris, ma famille aussi ( réconfortant) bien que ma tête soit pour le moment restée à Tokyo...
